Topic description Le secteur agroalimentaire, premier consommateur de plastiques, génère 70% des déchets plastiques environnementaux. La réglementation européenne vise 20% de réduction des emballages à usage unique d'ici, avec 10% d'emballages réemployables d'ici . Le réemploi concerne la restauration collective, la vente en vrac et l'utilisation de contenants personnels. Si l'inox et le verre présentent des avantages pour le nettoyage, leur poids constitue un inconvénient majeur. Les plastiques offrent une alternative, mais leur exposition aux cycles de lavage/usage altère leurs propriétés fonctionnelles. Cette dégradation, accompagnée de pratiques de nettoyage inadaptées, favorise la prolifération de biofilms bactériens via l'augmentation de la rugosité des surfaces. Cette thèse vise à comprendre la relation entre l'état de surface des plastiques biodégradables au cours des cycles de réemploi et l'adhérence des biofilms microbiens. L'étude portera sur deux emballages : une barquette en PP (conventionnel) et une barquette en PHBV (biodégradable). Le projet s'articule autour de quatre tâches : -Étude des propriétés de surface au cours des cycles de réemploi pour établir une échelle de dégradation, via profil de rugosité, microscopie électronique, AFM et mesures d'angle de contact. -Challenge-tests avec des biofilms synthétiques de contaminants microbiens modèles pour évaluer leur persistance selon le niveau d'usure. -Validation en conditions réelles avec un aliment préparé, comparant les modèles développés avec les biofilms naturels. -Élaboration de recommandations pour les pouvoirs publics concernant les conditions optimales de réemploi. Les résultats attendus comprennent un indicateur d'usure des surfaces, l'identification des seuils critiques favorisant l'adhérence des biofilms, et un modèle prédictif de réemployabilité permettant d'optimiser les circuits de réemploi. ------------------------------------------------------------------------------------------------