Les missions du poste Établissement : Université de Montpellier École doctorale : GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau Laboratoire de recherche : AMAP - botAnique et Modélisation de l'Architecture des Plantes et des végétations Direction de la thèse : Fabien ANTHELME ORCID 000000016249995X Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-07T23:59:59 Ce projet doctoral en écologie végétale s'inscrit à l'interface de l'écologie des communautés, de la biogéographie insulaire et de l'écologie fonctionnelle. Il vise à comprendre comment l'insularité (aire, isolement, âge), combinée à des contraintes abiotiques extrêmes et aux activités humaines, structure la diversité taxonomique, la diversité fonctionnelle et les interactions plante-plante des communautés végétales dans un archipel terrestre des hautes Andes tropicales: le Salar d'Uyuni (Bolivie, 3 657 m d'altitude). Les îles du Salar constituent un système « island-like » terrestre inséré dans une matrice saline homogène, offrant un laboratoire naturel unique pour tester la théorie classique de la biogéographie insulaire développée par MacArthur et Wilson, majoritairement dans les systèmes d'îles océaniques. Outre son insularité le Salar présente la particularité d'associer trois contraintes majeures pour le développement de la végétation: le froid, l'aridité et la salinité. À ces facteurs s'ajoutent des activités humaines qui évoluent (tourisme, culture du quinoa, cueillette), et sont susceptibles de modifier la composition et le fonctionnement des communautés. Les plantes présentes sont majoritairement stress-tolérantes et leurs capacités de dispersion sont supposées limitées. Dans ces milieux contraints, les interactions positives entre plantes (facilitation) jouent un rôle clé, conformément à l'hypothèse du gradient de stress. Nous proposons que la thèse explore à quel point l'insularité peut modifier/altérer la structure des communautés végétales dans ce cont