Détail du poste Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IGMM - Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier Direction de la thèse : Nicolas TALAREK ORCID 0000000328047372 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Le programme de réplication de l'ADN définit comment et quand l'ADN est répliqué. Il repose sur la préparation (licensing) des origines de réplication de l'ADN en fin de mitose et la phase G1 et leur activation pendant la phase S. Bien qu'il ait fait l'objet d'études approfondies dans les cellules en cycle cellulaire, la manière dont ce programme s'établit lors de la formation d'une nouvelle cellule de levure n'a jamais été étudiée. Pour ce faire, nous utilisons des spores, les gamètes de la levure bourgeonnante, Saccharomyces cerevisiae, qui sont de nouvelles cellules de levure produites lorsque des cellules diploïdes subissent la méiose. À l'aide d'un pipeline de détection directe du BrdU par séquençage Nanopore de longs fragment, développé en laboratoire et permettant de déterminer l'efficacité d'activation des origines à l'échelle du génome, nous montrons que, comme observé chez les embryons de souris à 1 et 2 cellules (Takahashi S. et al., 2024), les spores au cours de leur premier cycle cellulaire ne partagent pas de programme commun de réplication de l'ADN par rapport aux cellules cyclantes. Nos mesures par peignage moléculaire de l'ADN révèlent une diminution de 50 % de la densité des origines lors de ce premier cycle cellulaire des spores en germination par rapport aux cellules cyclantes. Cette diminution pourrait être responsable d'un programme de réplication de l'ADN spécifique à chaque spore, rappelant les observations faites en laboratoire avec une inactivation partielle des facteurs de licensing. Cependant, les spores en germination ne présentent aucune instabilité génomique. Probablement parce qu'elles activ