Les missions du poste Établissement : Institut National Polytechnique de Toulouse École doctorale : SEVAB - Sciences Ecologiques, Vétérinaires, Agronomiques et Bioingenieries Laboratoire de recherche : AGIR - Laboratoire Agroécologie, Innovations, terRitoires Direction de la thèse : Jay Ram LAMICHHANE ORCID 0000000197800941 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59 Les cultures intermédiaires multiservices (CIMS) sont des cultures non commerciales, généralement implantées entre deux cultures de rente afin de fournir divers services écosystémiques. L'ampleur de ces services dépend principalement de la biomasse totale produite, qu'elle soit laissée à la surface du sol ou incorporée dans le sol. En France, comme dans de nombreuses régions tempérées, les CIMS sont le plus souvent semées à la fin de l'été ou à l'automne. Cependant, cette période de semis traditionnelle présente deux inconvénients majeurs : (i) une longue période de jachère prolongée entre la récolte d'une culture d'hiver (telle que les céréales ou le colza) et le semis de la culture de rente suivante, ce qui accroît les risques d'érosion des sols ainsi que des pertes d'azote ; et (ii) une durée de croissance réduite, limitant la production de biomasse et, par conséquent, la fourniture de services écosystémiques. Un semis plus précoce, réalisé immédiatement après la récolte des cultures commerciales d'hiver, pourrait permettre de pallier ces limitations. Cependant, cette période estivale coïncide souvent avec des températures élevées et des épisodes de sécheresse caractéristiques des régions tempérées, entraînant fréquemment une levée hétérogène voire un échec total de l'implantation des CIMS. Cette incertitude constitue un frein important à l'adoption des CIMS par les agriculteurs, malgré la reconnaissance de leurs bénéfices environnementaux. Afin de lever ces verrous, une meilleure compréhension des leviers agronomiques est donc nécessaire pour optimiser la réussite