Détail du poste Établissement : Université de Toulouse École doctorale : SEVAB - Sciences Ecologiques, Vétérinaires, Agronomiques et Bioingenieries Laboratoire de recherche : LIPME - Laboratoire des Interactions Plantes-Microbes-Environnement Direction de la thèse : Andreas NIEBEL ORCID 0000000234028381 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59 Contexte. L'azote est un facteur limitant majeur de la croissance végétale. Pour pallier sa carence, l'agriculture moderne dépend d'engrais de synthèse menaçant la durabilité alimentaire et la santé des écosystèmes. Cependant, les légumineuses ont évolué pour surmonter cette limite via une endosymbiose avec des bactéries fixatrices d'azote, les rhizobia (1). Dans ces associations, les symbiotes sont hébergés de manière intracellulaire dans de nouveaux organes racinaires spécialisés induits par l'hôte : les nodosités, véritables usines biologiques d'azote (1). Au-delà de leur intérêt en agriculture, les nodosités constituent un modèle exceptionnel pour comprendre comment le dialogue moléculaire hôte-symbiote influence la stabilité génomique. Les génomes de légumineuses sont riches en éléments transposables (ET), historiquement perçus comme des parasites génomiques, représentant jusqu'à 80 % du contenu génomique chez le pois ou la fève (2). En raison de leur potentiel mutagène, les ET sont strictement contrôlés par des petits ARN assurant leur répression transcriptionnelle (3). Chez la légumineuse modèle Medicago truncatula, les ET représentent plus de 25 % du génome (4). Des données transcriptomiques récentes de notre équipe montrent que cette répression est levée dans les nodosités pour une large fraction d'ET, entraînant leur accumulation (4, 5). Deux questions émergent : (1) Cette réactivation est-elle une conséquence directe du symbiote ou de l'organogenèse régulée par l'hôte ? (2) Ces ET pourraient-ils avoir une fonction régulatrice dans la symbiose, comme observé chez d'autres organi