Détail du poste Établissement : Université de Bordeaux École doctorale : Sciences et environnements Laboratoire de recherche : Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux Direction de la thèse : Michel FRANCESCHI Début de la thèse : 2026-10-05 Date limite de candidature : 2026-05-27T23:59:59 L'intensification des activités agricoles est souvent identifiée comme le facteur principal menant à la contamination des eaux souterraines et à l'eutrophisation des zones humides [1, 2, 3], au travers de (i) l'augmentation directe de la charge en azote (N) et en phosphore (P) dans les eaux du réseau hydrographique de surface (rivières, fossés) et dans la nappe libre, et de (ii) l'apport supplémentaire de nutriments véhiculé par l'érosion des sols et accentué par le labourage des champs agricoles. Si à un premier stade, l'eutrophisation peut conduire à une augmentation de la production primaire et donc à la séquestration et au stockage de la matière organique, à terme cela peut provoquer un glissement typologique de la communauté végétale, correspondant à la disparition des végétaux enracinés et à la désoxygénation permanente de la colonne d'eau et du sédiment [4, 5]. Les milieux aquatiques eutrophes tendent aussi à émettre des quantités de gaz à effet de serre (GES) supérieures à celles mesurées dans ceux non-eutrophes [6, 7]. Des relations directes entre les émissions de méthane (CH4) et le niveau trophique des milieux aquatiques sont mises en évidence, en lien avec des conditions anoxiques du sédiment. De même, les zones humides les plus connectées au réseau hydrographique de surface, et donc à une pollution par les nitrates, seraient des hotspots d'émission de protoxyde d'azote (N2O), en lien avec la dénitrification incomplète [8, 9]. Les pratiques agricoles ont donc un impact potentiel sur les zones humides, touchant à la fois à la qualité de l'eau, à la santé des sols, à la biodiversité et contribuant aux émissions de GES [10]. Les missions du/de la th