Détail du poste Établissement : Institut Agro Montpellier École doctorale : GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau Laboratoire de recherche : CBGP - Centre de Biologie pour la Gestion des Populations Direction de la thèse : Benoit FACON ORCID 0000000189706840 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-07T23:59:59 La transition agroécologique de l'agriculture implique une réduction drastique de l'usage des pesticides de synthèse et favorise le développement de méthodes alternatives basées sur la manipulation des caractéristiques biologiques et comportementales des bioagresseurs. Parmi celles-ci, les stratégies sémiochimiques (plantes-pièges, stratégies push-pull, attractifs et répulsifs) ciblent directement le comportement d'oviposition des insectes phytophages. Toutefois, la durabilité de ces méthodes reste incertaine, notamment en raison du potentiel d'adaptation des ravageurs par plasticité comportementale et évolution génétique. Le comportement d'oviposition, qui détermine le choix du site de ponte par les femelles, constitue un trait clé de la valeur sélective des insectes et un levier central des dommages aux cultures. Ce comportement est particulièrement sensible à l'apprentissage, une forme de plasticité phénotypique permettant une modification des préférences en réponse à l'expérience individuelle. Si l'apprentissage peut favoriser une adaptation rapide à court terme, son rôle dans la dynamique évolutive à long terme - en freinant, accélérant ou neutralisant l'adaptation génétique - demeure largement débattu. Cette thèse vise à analyser l'interaction entre apprentissage et évolution génétique du comportement d'oviposition dans un contexte de lutte agroécologique. La mouche méditerranéenne des fruits Ceratitis capitata sera utilisée comme modèle biologique, en raison de son importance agronomique majeure et de sa forte capacité de plasticité comportementale. Le projet combinera des expériences d'appr