Détail du poste Établissement : Université de Montpellier École doctorale : GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau Laboratoire de recherche : ISEM - Institut des Sciences de l'Evolution -Montpellier Direction de la thèse : Jonathan ROMIGUIER ORCID 0000000225274740 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-07T23:59:59 La royauté chez les insectes sociaux est typiquement acquise par l'environnement plutôt que déterminée génétiquement. Cependant, ce n'est pas le cas dans un système de reproduction exceptionnel : l'hybridogenèse sociale. Dans ce système, deux lignées royales de fourmis ne peuvent que produire des reines de manière indépendante et doivent s'hybrider entre elles pour produire des ouvrières. Les oeufs ayant un génome royal non-hybride sont donc génétiquement destinés à devenir des reines, tandis que les génomes hybrides sont destinés à devenir des ouvrières. Le projet de cette thèse sera de déterminer la prévalence de ce système de reproduction chez les fourmis de la tribu des Stenammini et de lier son évolution à leur régime alimentaire granivore ou leur répartition géographique. Le système de caste des insectes sociaux est l'un des exemples de plasticité phénotypique les plus emblématiques. L'un des exemples les plus connus est l'alimentation des larves d'abeilles domestiques avec de la gelée royale, qui déclenche le développement des reines via des modifications de l'expression des gènes impliqués dans la voie de signalisation de l'insuline, l'hormone juvénile et la vitellogénine (Smith et al. 2008 ; Simpson et al. 2012 ; Corona et al. 2007). Divisés en castes aux morphologies, physiologies et comportements distincts, les insectes eusociaux illustrent parfaitement la plasticité phénotypique (aussi appelée polyphénisme) et présentent une diversité impressionnante de formes parmi les individus d'une même espèce. Remarquablement, cette diversité phénotypique ne se limite pas au dimorphisme sexuel