Détail du poste Établissement : Université de Montpellier École doctorale : GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau Laboratoire de recherche : CEFE - Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive Direction de la thèse : Cyrille VIOLLE ORCID 0000000224719226 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-07T23:59:59 Les plantes présentent une diversité remarquable de formes et de stratégies, mais une question fondamentale demeure : jusqu'à quel point leur variation phénotypique est-elle libre, et à partir de quel moment les contraintes environnementales, physiologiques et évolutives imposent-elles des combinaisons de traits spécifiques ? Pour répondre à cette question, cette thèse propose d'explorer une dimension encore largement sous-étudiée de la diversité végétale: la structure de la variation phénotypique au sein des espèces et la manière dont les traits se coordonnent entre eux. Le projet repose sur l'hypothèse que l'adaptation des plantes dépend non seulement des traits qu'elles possèdent, mais aussi de la cohérence de leur organisation fonctionnelle. En particulier, les environnements fortement contraignants - climats extrêmes, niches écologiques marginales ou contextes façonnés par la sélection humaine - pourraient renforcer la coordination entre traits, limitant certaines combinaisons phénotypiques tout en favorisant d'autres stratégies adaptatives. Pour tester cette hypothèse, la thèse combinera trois approches complémentaires : (i) des analyses macroécologiques fondées sur des bases de données mondiales de traits fonctionnels et de distribution d'espèces afin de relier coordination phénotypique et niche écologique ; (ii) des expérimentations en conditions contrôlées comparant espèces sauvages et cultivées pour évaluer l'effet du stress environnemental et de la domestication sur la coordination entre traits aériens et souterrains ; et (iii) une mise en perspective conceptuelle et éco-évolutive visant à i