Les missions du poste Établissement : Université Paris-Saclay GS Santé et médicaments École doctorale : Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué Laboratoire de recherche : Institut de Chimie des Substances Naturelles Direction de la thèse : Vincent DUMONTET ORCID 0000000217706566 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-10T23:59:59 Dans chaque écosystème, les espèces ont développé des systèmes de défense chimique pour assurer leur survie face aux agressions externes. Les molécules produites interagissent avec les autres organismes et jouent un rôle clé dans les équilibres biologiques. Au-delà de ces mécanismes, certaines espèces établissent des interactions étroites et bénéfiques particulièrement remarquables. Dans de nombreux cas, des microorganismes symbiotiques synthétisent des métabolites protecteurs qui améliorent la survie de l'ensemble de l'association. Parmi eux, les endophytes occupent une place essentielle en influençant la physiologie, la structure et la diversité des plantes. Ce projet vise à mettre en évidence des associations spécifiques entre plantes et microorganismes endophytes dans un biome original. Il se concentre sur les mécanismes de défense développés par les microorganismes associés à des plantes évoluant sur des sols riches en métaux lourds en Nouvelle-Calédonie. En effet, la Nouvelle-Calédonie a été identifiée comme un « hotspot » de la biodiversité. Environ 3300 espèces de plantes sont répertoriées dans ce Pays d'Outre-Mer, dont 75 % sont endémiques et 65 taxons sont connus comme hyper-accumulateurs de nickel Cette particularité écologique est liée au fait que près d'un tiers de la superficie de cet archipel est constitué de roches ultrabasiques à forte teneur en métaux lourds, tels que le nickel et le chrome. Les sols issus de ces massifs, très chargés en métaux, se révèlent en revanche pauvres en éléments minéraux essentiels à la croissance des végétaux, notamment l'azote, le phosphore, le carbone