Les missions du poste Établissement : Université Paris-Saclay GS Biosphera - Biologie, Société, Ecologie & Environnement, Ressources, Agriculture & Alimentation École doctorale : Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème Laboratoire de recherche : IPS2 - Institut de Sciences des Plantes de Paris-Saclay Direction de la thèse : Gianluca TEANO ORCID 0000000178340986 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-06T23:59:59 Le haricot commun (Phaseolus vulgaris L.) est une légumineuse essentielle à l'échelle mondiale, à la fois en raison de sa haute valeur nutritionnelle et de son importance agronomique majeure, liée à son rôle dans l'agriculture durable et la fixation de l'azote. Les haricots communs sauvages (Phaseolus vulgaris) sont répartis du Mexique au nord de l'Argentine et regroupent trois principaux centres de diversité : le centre mésoaméricain, le centre andin et un centre péruvien-équatorien de plus petite taille. Les groupes mésoaméricain et andin ont chacun donné lieu à des processus de domestication indépendants, formant ainsi deux pools génétiques majeurs. L'anthracnose, causée par le champignon Colletotrichum lindemuthianum, constitue une menace majeure pour la production de haricots communs. La coévolution de ce pathogène avec P. vulgaris a conduit à une spécialisation hôte-pathogène entre les pools génétiques. Cela signifie qu'un contrôle large et durable de l'agent pathogène ne peut être obtenu qu'en intégrant les gènes de résistance andins et mésoaméricains dans le même fond génétique. Cette résistance est notamment assurée par des récepteurs immunitaires de type NLR, regroupés dans des clusters génomiques tels que le cluster B4 (chromosome 4). Au sein de ce cluster se trouvent deux allèles de résistance : Co-9 (mésoaméricain, BAT93) et Co-y (andin, JaloEEP558). Étant donné que la recombinaison au sein du cluster B4 est extrêmement rare, les méthodes de sélection variétale conventionnelles ne permettent pas de pyramider ces