Thèse Rôle des Petits Arn Non Codants et des Mycovirus dans la Régulation de la Virulence et de la Production de Mycotoxines chez Fusarium Spp. Cartographie Fonctionnelle et Mécanismes Moléculaire H/F
Doctorat.Gouv.Fr
Description
Détail du poste Établissement : Université de Bordeaux École doctorale : Sciences de la Vie et de la Santé Laboratoire de recherche : MycSA - Mycologie et Sécurité des Aliments Direction de la thèse : Nadia PONTS ORCID 0000000232056776 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-20T23:59:59 Les champignons du genre Fusarium sont responsables de la fusariose de l'épi de blé (FHB), une maladie dévastatrice pour les cultures céréalières, entraînant des pertes de rendement et une contamination des grains par des mycotoxines dont le déoxynivalénol et les enniatines produites majoritairement par Fusarium graminearum et Fusarium avenaceum en Europe. Ces composés, thermostables et toxiques, représentent un risque majeur pour la santé humaine et animale. Bien que les facteurs climatiques et variétaux influençant les infections par Fusarium soient bien documentés, les interactions microbiennes au sein de l'épi de blé, notamment celles impliquant des mycovirus, i.e., virus infectant les champignons, restent mal comprises, y compris leur potentiel impact sur les mécanismes épigénétiques comme les modifications des histones et la formation d'hétérochromatine Les mycovirus, fréquents chez F. graminearum et F. avenaceum, peuvent moduler la virulence et la production de mycotoxines de leurs hôtes, mais les mécanismes sous-jacents sont encore flous. Parallèlement, les petits ARN non codants (smRNA), comme les siRNA et miRNA, jouent un rôle clé dans la défense antivirale et la régulation de l'expression génique via le mécanisme de RNA interference (RNAi). Des données récentes du laboratoire ont révélé une augmentation de l'expression des gènes Dicer et Argonaute (composants clés de la machinerie RNAi) chez F. graminearum infecté par des mycovirus, ainsi que des modifications des profils de smRNA en réponse aux interactions fongiques (Navarro, 2025). Pourtant, aucune étude n'a encore cartographié de manière systématique les smRNA impliqués dans la défense antiv